Sun assure le portage vers Solaris 10 d’une application stratégique du Groupe CANAL+

Le Groupe CANAL+ pointe son Antenne sur Solaris 10

Leader français de la télévision à péage avec plus de 10 millions d'abonnements à ses offres, le groupe CANAL + s'est spécialisé dans l'édition de chaînes de télévision à péage premium et thématiques et dans la distribution d'offres satellitaires. CANAL + compte maintenant plus de 5 millions d'abonnés et possède l'un des plus bas taux de résiliation d'Europe.

Défis client

  • «"Antenne" ne couvrait pas nos 15 chaînes thématiques et la perspective de leur intégration doublait le nombre d’utilisateurs quotidiens. Nous devions donc renforcer notre environnement de production pour supporter la charge, tout en préservant l’évolutivité»

Solution

Projet de portage d’Antenne vers Solaris 10, sans modification mais une optimisation du code

Résultats commerciaux

  • « Le principal bénéfice de Solaris réside dans la tranquillité dont nous disposons aujourd’hui : depuis le portage nous n’avons jamais redémarré nos serveurs ! »
  • « La consolidation sur quatre serveurs physiques a contribué à réduire nos coûts, et nous sommes désormais en mesure d’accueillir de nouvelles chaînes et de déployer de nouveaux services, sans alourdir les coûts d’hébergement. »

Produits et services

  • Solaris 10
  • 2 serveurs E 2900
  • StorEdge 6130
  • V890
  • V490

Etude de cas

Depuis sa création en 1984, le nombre d’abonnés à CANAL+ est passé de 184 000 à 5,14 millions, avec une année 2006 marquée par un taux de recrutement sans précédent (+648 000) et un taux de résiliation figurant parmi les plus bas d’Europe.

Détenu à 100% par Vivendi, le Groupe CANAL+ est également un acteur de la production et la distribution cinématographique, via un catalogue de plus de 5 000 films (STUDIOCANAL). S’appuyant sur environ 3 500 collaborateurs, il a publié en 2006 un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros, en hausse de 6% par rapport à 2005, et un résultat d’exploitation de 251 millions d’euros (+20%).

« Antenne » : la colonne vertébrale de l’informatique des chaînes de télévision du Groupe
« Antenne » est une application multifonctionnelle développée en interne, couvrant de très nombreux aspects des activités du Groupe, notamment la programmation d’une quarantaine de chaînes : les chaînes Premium et les déclinaisons outre mer (Polynésie, Réunion, Afrique...), le pay per view (cinéma et sport) et les chaînes multi-thématiques.

« Nous avons choisi en 1993 de développer nous-même cette application pour deux raisons majeures. En premier lieu, chaque acteur de ce marché présente des caractéristiques qui lui sont propres. Pour notre part, nous devons à la fois tenir compte de plusieurs types de réglementations (droits en clair/crypté, rediffusions) et de la grande variété de services TV distribués (Premium, chaînes thématiques, pay per view...), ce qui est loin d’être le cas d’autres groupes peu réglementés ou offrant des services limités » explique M. Christophe Remy-Neris, Directeur des études informatiques Antenne à la Direction des systèmes d’information du Groupe CANAL+. « Aucune offre du marché ne répondait totalement à nos spécificités. De plus, du fait de la criticité de cette application, nous avons souhaité la maîtriser à 100% pour accélérer nos délais de résolution d’incidents, tout en étant capables de développer rapidement et à la demande de nouveaux services. »

Avec aujourd’hui plus d’1,6 millions de lignes de code, 500 tables par base et plus de 300 rapports différents, « Antenne » dépasse le périmètre fonctionnel d’un ‘trafic system’ traditionnel. Véritable ERP métier des chaînes du Groupe CANAL+, elle gère quotidiennement l’ensemble des workflows de production de chaque chaîne : définition des programmes, programmation, alimentation des systèmes de diffusion, déclarations aux sociétés d’auteurs et gestion des droits d’image, etc.

L’application est exploitée quotidiennement par environ 200 utilisateurs, pour environ un millier d’utilisateurs référencés. Parmi eux : les régies, les départements en charge de la gestion des programmes (cinéma, documentaires, programmes courts, sports...), les responsables d’émission (script), la programmation, la vidéothèque, les vérificateurs, la comptabilité, le contrôle de gestion, le juridique et la post-diffusion. « Antenne » offre en outre des interfaces avec d’autres logiciels (gestion des publicités, outils de cryptage, presse, ...).

Besoin d’évolutivité et de fiabilité
Cette application, distribuée vers une douzaine de sites, reposait jusqu’en 2005 sur une base de données Oracle et une quinzaine de serveurs Microsoft Windows, hébergés chez un prestataire externe. « Plusieurs raisons stratégiques nous ont poussé à reconsidérer cette architecture. D’une part, "Antenne" ne couvrait pas nos 15 chaînes thématiques et la perspective de leur intégration doublait le nombre d’utilisateurs quotidiens. Nous devions donc renforcer notre environnement de production pour supporter la charge, tout en préservant l’évolutivité » explique Christophe Remy-Neris. « En choisissant de multiplier le nombre de serveurs hébergés, nous risquions d’augmenter considérablement nos coûts d’exploitation, sachant que chaque serveur critique est assujetti à un contrat de service coûteux et est répliqué pour des questions de sécurité. Sur un plan informatique, nous souhaitions optimiser la gestion des ressources entre les environnements de compilation et de recette, améliorer le niveau de service et exploiter simultanément d’anciennes et de nouvelles applications. Enfin, un accroissement de la fiabilité était nécessaire pour éviter de perdre du temps sur des opérations à faible valeur ajoutée, tels que des reboots préventifs périodiques. »

Confronté à ce besoin d’évolution, le Groupe CANAL+ a étudié plusieurs alternatives. La proposition de Sun a recueilli toute son attention : « Sun nous a soumis un projet de portage d’Antenne vers Solaris 10, sans modification mais une optimisation du code. Peu de clients s’étaient à l’époque risqués à cet exercice et nous devions donc nous assurer que tout fonctionnerait. Une maquette, testée au sein de son Data Center, nous a permis de vérifier en moins de deux semaines que la nouvelle architecture tiendrait la charge, tout en offrant la haute disponibilité dont nous avons besoin au quotidien » poursuit Christophe Remy-Neris.


« A l’issue de ce Proof of Concept, plusieurs éléments rendaient la proposition de Sun particulièrement attrayante. Par exemple, la virtualisation des serveurs nous permettait de déployer sur quatre serveurs physiques un nombre illimité de serveurs virtuels, ce qui est impossible aujourd’hui avec Windows. En termes d’exploitation, les serveurs virtuels étant considérés comme des serveurs physiques, plusieurs tâches peuvent être lancées en même temps, parallèlement à l’exploitation de l’application. Ceci s’est révélé très utile pour les traitements batch nocturnes, gros consommateurs de ressources. Enfin, nous avons été séduits par la stabilité de Solaris, par la qualité de support proposé par Sun (prise en compte de la problématique globale) et par certaines fonctions comme la traçabilité des incidents ».
— Christophe Remy-Neris, Directeur des études informatiques Antenne à la Direction des systèmes d’information Groupe CANAL+

Une mise en œuvre progressive et des bénéfices tangibles
La mise en œuvre des quatre serveurs Sun (deux SUN E2900 + StorEdge 6130 pour la production, plus un V890 et un V490 pour le développement, la recette et les formations) a été réalisée progressivement par l’équipe de Sun, « la plus qualifiée pour réaliser la bascule » selon M. Rémy-Neris. La base de données a d’abord été migrée vers Solaris, ce qui a suscité un soin particulier : « L’opération était complexe et surtout a été effectuée sans filet : impossible de revenir en arrière ! » raconte-t-il. « Les applications pouvaient tourner à la fois sur Solaris et Windows, ce qui nous laissait un peu plus de marge. Mais en réalité, l’essentiel du travail avait été abattu auparavant : la préparation et les tests de charge ont pris du temps, mais du fait du caractère hautement stratégique du projet de portage, il nous fallait étudier à l’avance tous les scénarios. »

Avec environ une année de recul, le Groupe CANAL+ considère avoir atteint son objectif : « Le passage vers Solaris a été totalement transparent pour les utilisateurs. D’une part, durant la mise en œuvre nous n’avons déploré aucune rupture d’activité malgré l’intégration de 15 nouvelles chaînes, soit 70% d’utilisateurs supplémentaires, mais aujourd’hui ils bénéficient d’un système plus robuste et plus fiable » se réjouit Christophe Remy-Neris. « La consolidation sur quatre serveurs physiques a contribué à réduire nos coûts, et nous sommes désormais en mesure d’accueillir de nouvelles chaînes et de déployer de nouveaux services, sans alourdir les coûts d’hébergement. »

En effet, l’application évolue constamment et doit intégrer en permanence de nouveaux services, comme le décompte du temps d’antenne des personnalités politiques, la haute définition, une interface SAP, etc.

En termes de performances, le Groupe CANAL+ déclare avoir amélioré ses niveaux de service : « Honnêtement, il n’y a pas photo... Les performances et la stabilité de Solaris ne sont plus à prouver. Mais de plus, l’OS nous offre une grande variété de fonctions très innovantes, comme par exemple la possibilité de modifier à chaud les liens entre les containers et les processeurs ou la possibilité d’attribuer un ou plusieurs processeurs à un container » ajoute Christophe Remy-Neris. « Certains outils, comme Solaris Dtrace nous ont même permis d’identifier la cause d’un dysfonctionnement que nous n’avions jamais réussi à expliquer sur la plate-forme windows »

Les performances et l’évolutivité de la nouvelle architecture serviront de base au déploiement de la nouvelle version d’Antenne, développée sous Java, courant 2007. « Le principal bénéfice de Solaris réside dans la tranquillité dont nous disposons aujourd’hui : depuis le portage nous n’avons jamais redémarré nos serveurs ! » conclut Christophe Remy-Neris. « Nous sommes ainsi en mesure d’envisager sereinement les prochains défis que nous réserve l’avenir. »

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