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Démystifier le cloud computing


Une véritable aubaine pour l'organisation informatique

Bien plus solidement charpenté qu’il n’y paraît, le « cloud computing » représente l’avenir de l’informatique. Explorez plus avant cette nébuleuse aux multiples implications pour votre organisation.

Le concept de « cloud computing » s'est propagé avant d'avoir été clairement défini. Mais si vous êtes de ceux qui croient au mirage, il est sans doute temps d'y regarder de plus près.

Entièrement axé sur l'efficience, le cloud computing permet de déployer un système unique aussi bien qu'une quantité massive de ressources informatiques afin de les rendre accessibles à la demande, en temps réel et pour un coût abordable. Dans la mesure où les stratégies de « cloud » les plus performantes s'appuient sur des concepts et des outils déjà bien connus des développeurs, ce paradigme est susceptible de redéfinir la relation unissant l'organisation informatique aux équipes de développement et aux unités opérationnelles qui dépendent d'elle. L'organisation informatique s'assure en effet des gains d'efficience et des points de contrôle supplémentaires, tandis que ses clients accèdent à un nouveau degré de simplicité et d'autonomie dans leur utilisation des services.

Le cloud computing, mythes et réalités

Nous commencerons par définir succinctement le concept de cloud computing (non sans démasquer au passage quelques idées reçues), avant de présenter les avantages qu'il peut vous apporter et les différentes façons dont Sun peut vous aider à en bénéficier.

« Entièrement axé sur l'efficience, le cloud computing permet de déployer un système unique aussi bien qu'une quantité massive de ressources informatiques afin de les rendre accessibles à la demande, en temps réel et pour un coût abordable. »

Tous les déploiements de cloud computing possèdent un certain nombre de caractéristiques communes. Au niveau le plus général, leur vocation est de fournir des ressources informatiques sous la forme d'un ensemble de services bien définis. De même qu'un fournisseur d'électricité améliore son efficience en limitant les options de voltage et de fréquence offertes au consommateur, le cloud computing maximise la sienne en ne proposant qu'un petit nombre de services hautement performants. Cela signifie naturellement que toutes les applications ne seront pas prises en charge sur un cloud donné, mais un tel compromis est inévitable.

D'autres éléments clés du cloud computing visent à dégager des efficiences supplémentaires. Les fonctionnalités d'auto-provisioning et les API de programmation réduisent considérablement les interventions humaines. Le recours intensif à la virtualisation optimise les ressources physiques. Enfin, les capacités d'extension et de réduction dynamiques associées au paiement à l'usage incitent les utilisateurs de clouds informatiques à une exploitation efficiente des services.

Il existe également des différences significatives entre clouds. « Sun considère que le cloud computing est un domaine à trois dimensions, dont chacune offre des possibilités et des opportunités bien spécifiques », explique ainsi David Douglas, Senior Vice President de Network.com, l'initiative de Sun en matière de cloud computing.


1ère dimension : les niveaux d'abstraction

De même que les différents types de nuages atmosphériques se forment à différentes altitudes, la constitution des IT clouds varie selon le niveau d'abstraction considéré. On distingue ainsi trois principaux types de clouds :

  • L'infrastructure en tant que service (IaaS), au plus bas niveau d'abstraction, vise à fournir des capacités élémentaires de stockage et de calcul sous la forme de services standardisés accessibles par le réseau. L'exemple le plus connu de plateforme commerciale SaaS est l'offre Amazon Web Services (AWS), dont les services EC2 et S3 offrent respectivement de simples capacités de calcul et de stockage.
  • La plateforme en tant que service (PaaS), au stade intermédiaire, fournit des capacités de haut niveau que les développeurs pourront utiliser pour composer leurs propres applications. Exemples d'offres PaaS : le service App Engine de Google ou la plateforme Force.com de Salesforce.com.
  • Le logiciel en tant que service (SaaS), au niveau le plus élevé, propose une application à part entière sous la forme d'un service à la demande déployé en mode « multi-tenant » (une seule instance du logiciel est exécutée sur l'infrastructure du fournisseur pour desservir plusieurs organisations clientes). Exemples : Salesforce.com et iTunes Store.

Il convient de signaler que les clouds IaaS et PaaS introduisent des interfaces utilisateur et des API spécifiques. Aussi pratiques soient-elles à court terme, ces interfaces risquent cependant de lier les développeurs à un fournisseur ou à un type de cloud particulier – comme cela se produit déjà avec les plateformes classiques.



2e dimension : les types de déploiement

De même qu'il existe plusieurs types de clouds, différents modes de déploiement sont envisageables selon les communautés utilisatrices. En particulier :

  • Les clouds publics sont exploités par des tiers et font coexister les tâches soumises par un grand nombre de clients sur les mêmes serveurs, systèmes de stockage et autres composants de l'infrastructure. L'utilisateur final n'a aucun moyen de savoir quels autres usagers sont présents sur le serveur, le réseau ou le disque sur lequel ses tâches sont exécutées.
  • Les clouds privés appartiennent à un seul et même client, qui contrôle ainsi l'attribution des ressources servant à exécuter ses applications. Unique détenteur du serveur, du réseau et du système de stockage, le client décide du droit des utilisateurs à exploiter l'infrastructure.
  • Les clouds hybrides associent les deux modèles ci-dessus. Vous possédez une partie de l'infrastructure et partagez certains compartiments – dans des conditions très contrôlées – avec d'autres clients.


3e dimension : les domaines d'application

Dans la mesure où les applications se distinguent par leurs caractéristiques, par les besoins utilisateurs auxquels elles répondent et par leur utilisation de l'infrastructure, pourquoi ne pas configurer différents clouds pour différents types de charge ? Cette idée est déjà en application. Certains clouds sont optimisés pour les applications de calcul haute performance (HPC), d'autres pour les applications web à grande échelle et d'autres encore pour le traitement transactionnel. Selon Sun, cette tendance à la spécialisation par domaine devrait s'étendre à d'autres types d'applications telles que paiement, sécurité, sauvegarde et communications.

Pourquoi le cloud computing redéfinit radicalement la donne

« L'ascension du cloud computing est plus qu'un nième changement de plateforme dont la portée se limiterait à un cercle restreint d'informaticiens. Ce phénomène va certainement transformer le secteur informatique, mais il va également bouleverser les habitudes de travail ainsi que le fonctionnement des entreprises. »
The Economist, 23 octobre 2008

Confrontée à la nécessité de contrôler ou de réduire ses coûts, l'organisation informatique doit néanmoins répondre à une demande toujours croissante de la part de la direction commerciale. Applications HPC, enrichissement de l'expérience en ligne du client – ces nouvelles initiatives requièrent souvent des ressources de calcul et/ou de stockage massives et connaissent de fortes pointes de la demande. Passé une certaine échelle de besoins, l'infrastructure informatique traditionnelle ne peut tout simplement plus suivre.

Le cloud computing représente alors la solution. Les principales technologies sous-jacentes de ce modèle permettent en effet de porter les ressources et les capacités disponibles à une échelle sans précédent :

  • La technologie de virtualisation des serveurs, des systèmes de stockage, des systèmes d'exploitation et des autres ressources améliore radicalement les taux d'utilisation tout en permettant une consolidation sur les systèmes physiques.
  • Des systèmes de fichiers évolués tels que ZFS acceptent des capacités de stockage pratiquement illimitées et supportent la gestion intégrée du système de fichiers et des volumes, les instantanés et les clones du type « copie sur écriture », le contrôle et la restauration d'intégrité en ligne, etc.
  • Les « modèles » architecturaux accélèrent le développement d'architectures de cloud à grande échelle en proposant des solutions reproductibles pour tous les problèmes récurrents.
  • Les nouvelles techniques utilisées pour manipuler des données structurées, non structurées ou « semi-structurées » permettent la mise en place de services de données offrant une extensibilité horizontale massive.

De façon tout aussi importante, le cloud computing ouvre la voie à l'innovation en matière d'architectures logicielles. Ce modèle accélère également l'adoption d'outils agiles et ultralégers tels que : Hadoop, une plate-forme logicielle open source Java supportant les applications distribuées à forte intensité de données ; memcached, un « accélérateur de données » à haute extensibilité ; et MogileFS, un système de fichiers autorisant l'extension horizontale du stockage sur un nombre illimité de machines.

Le cloud computing donne également accès aux économies d'échelles engendrées par le modèle de l'informatique à la demande. L'immense majorité des entreprises renonce à construire leur propre centrale électrique ou leur propre usine de traitement de l'eau : pourquoi seraient-elles toutes obligées d'acheter et de maintenir la totalité des équipements, des logiciels et des ressources de développement qu'elles utilisent ?

« Le cloud computing excelle dans la fourniture de services standardisés à un grand nombre d'utilisateurs, souligne David Douglas. Vous n'auriez pas l'idée de demander à votre fournisseur d'électricité d'alimenter votre foyer en 83 Volts : il ne sait faire qu'une chose, mais de façon très efficace. »

Pour les utilisateurs finaux, le cloud computing met fin aux coûts d'acquisition de matériel informatique, de gestion de licences et de mises à jours de logiciels, de recrutement d'informaticiens ou de consultants, de location de locaux informatiques et d'immobilisations diverses – sans oublier tous les coûts cachés. En lieu et place de tout cela : une facturation mensuelle, à l'usage ou forfaitaire.

Une aubaine à saisir pour l'organisation informatique

Le cloud computing engendre de nouveaux modèles économiques plus performants pour la fourniture de services informatiques. Trois options peuvent être envisagées pour en tirer parti :

Utiliser le cloud computing.
Les offres commerciales de services de cloud computing accessibles au public se développent rapidement en nombre comme en qualité. Utiliser le cloud représente souvent l'option gagnante pour les jeunes entreprises, les projets de recherche, les développeurs d'applications Web 2.0 ou les acteurs de niches en quête de services prêts à l'emploi. Le cloud computing pourra notamment être sollicité pour :

  • soulager (de façon temporaire ou permanente) une infrastructure informatique surchargée. En particulier, pourquoi faire l'acquisition de systèmes séparés pour le développement et le test de logiciels alors que ces activités peuvent s'effectuer via des services de cloud computing ?
  • absorber un pic de charge, un important traitement par lots ou une augmentation soudaine de la demande de services ;
  • expérimenter de nouveaux outils logiciels sans être obligé d'investir dans leur acquisition.

Construire le cloud computing.
Trois possibilités se présentent : construire un cloud privé à usage interne, un cloud public générateur de nouveaux revenus ou un cloud hybride remplissant ces deux fonctions.

Sun prévoit une augmentation phénoménale des déploiements de clouds privés. Nombre de grandes entreprises ont clairement perçu les avantages économiques du cloud computing, mais sont soumises à des exigences strictes en matière de politiques de sécurité et de conformité réglementaire ainsi qu'à d'autres contraintes incompatibles avec l'exploitation des clouds publics sous leur forme actuelle.

La construction de clouds publics et hybrides gagne également du terrain à mesure que les entreprises et les fournisseurs de services commencent à se familiariser avec le modèle du cloud computing. Les forts taux de croissance enregistrés par les offres de clouds publics actuellement disponibles auront probablement pour effet d'accélérer ce mouvement.

Être le cloud computing.
Votre organisation peut également se positionner comme fournisseur de services de cloud computing (ou « agrégateur de cloud computing ») en jouant sur une vaste panoplie de services. Le fait est que l'éventail des services rendus possibles par le cloud computing ne s'arrête pas à la trilogie SaaS-PaaS-IaaS. D'autres modèles, plus spécialisées, de clouds sont également envisageables – par exemple : paiement en tant que service, sécurité en tant que service, collaboration en tant que service, et la liste est encore longue !


L'apport potentiel de Sun

De même que l'action du soleil est indispensable à la formation des nuages dans l'environnement naturel, la société Sun est appelée à jouer un rôle de force vitale dans le développement actuel et à venir du cloud computing. C'est ainsi que :

  • Sun innove dans les technologies clés qui forment la base des déploiements de clouds, notamment les serveurs et les systèmes de stockage éco-efficients, les systèmes d'exploitation d'entreprise, les technologies de virtualisation et une myriade de plateformes et d'outils logiciels.
  • Sun détient une expertise technique approfondie dans pratiquement tous les aspects de la construction de clouds – depuis les technologies de virtualisation de serveurs et les systèmes de stockage ouverts jusqu'aux solutions d'architecture orientée services (SOA).
  • Sun est capable de fournir un service, un support et des accords de niveau de service répondant aux exigences de toute entreprise cliente construisant son propre cloud computing, public ou privé.
  • Sun soutient nombre des grandes communautés open source qui contribuent à l'effort d'innovation dans des technologies corrélées au cloud computing – notamment MySQL, OpenSolaris, GlassFish et bien d'autres.